Les conseils d'Émilie Ondet, naturopathe.

Le coup de pouce de la supplémentation pour renforcer l’immunité des enfants

Renforcer l'immunité des enfants, compléments alimentaires, prévention santé

Je suis Emilie, rédactrice web spécialisée en santé. Création de contenus – vulgarisation scientifique – optimisation SEO

Bien qu’il faille toujours prioriser l’alimentation à la supplémentation, il faut bien admettre que la valeur nutritionnelle de notre alimentation tend à s’appauvrir (1) (une référence parmi tant d’autres) et que parfois, des compléments alimentaires peuvent nous aider à affronter plus facilement l’hiver. 

Les outils du naturopathe pour renforcer l’immunité et la vitalité des enfants (et de leurs parents) reposent majoritairement sur la micronutrition et les plantes. 

Rappel important : avant d’initier toute cure de supplémentation, il est indispensable de demander l’avis d’un professionnel de santé ou d’un professionnel formé (médecin généraliste, pharmacien, pédiatre, naturopathe, homéopathe etc.). L’automédication peut être dangereuse. 

 L’approche micro nutritionnelle – les incontournables

La micronutrition est l’analyse des vitamines, oligo-éléments, minéraux et acides gras essentiels qui composent notre assiette, et la façon dont notre organisme les utilise. Quand l’alimentation ne peut pas répondre à elle seule aux carences ou aux défauts d’assimilation identifiés, une supplémentation ponctuelle s’avère alors nécessaire. 

Comme vu dans l’article consacré à l’alimentation, beaucoup de micronutriments indispensables à une bonne immunité se retrouvent dans une alimentation adaptée et diversifiée (Vitamines du Groupe B, Vitamine C, Vitamine A, Soufre, Omega 3). D’autres sont plus difficiles à trouver, ou ne correspondent pas nécessairement aux goûts des enfants (je pense par exemple au Zinc qu’on retrouve très facilement dans les huîtres!) 

👉La Vitamine D (2)

Une des supplémentations indispensables en prévention des virus hivernaux est la Vitamine D.

Pourquoi la Vitamine D est elle indispensable ?

On parle ici de la Vitamine D3 (Cholécalciférol), qui est naturellement produite par notre peau lors d’une exposition au soleil. Elle est généralement connue pour son rôle dans le métabolisme phosphocalcique (pour une bonne santé osseuse), mais elle a également un rôle majeur sur le système immunitaire : 

  • elle permet le maintien de l’intégrité de la muqueuse intestinale, par son action sur les protéines constituant les jonctions entre les cellules intestinales, et nous avons vu qu’une bonne immunité résulte entre autres d’une bonne santé intestinale.
  • elle a une action sur le système immunitaire inné : elle stimule les macrophages et les cellules dendritiques (impliquées dans la réponse immunitaire). 
  • elle régule le système immunitaire acquis, par son effet anti-inflammatoire.
  • elle augmente les mécanismes d’élimination des pathogènes. 

Pour plus d’explications, je vous invite à relire l’article 1 consacré à l’immunité. 

Comment supplémenter ses enfants ?

Selon les recommandations de la Société Française de Pédiatrie, la supplémentation en Vitamine D doit se faire chez tous les enfants, de 0 à 18 ans. Je précise ici les doses car les surdosages peuvent avoir des conséquences graves. 

  • De 0 à 18 mois : 1 000-1 200 UI/j en cas d’allaitement maternel, posologie à laquelle il faut ajouter en cas de non allaitement : 600-800 UI/j supplémentaires si le lait maternisé est enrichi en Vit. D, ou 1 000 – 1 200 UI/j supplémentaires si le lait maternisé n’est pas enrichi en Vit D.
  • De 18 mois à 5 ans, et chez l’adolescent (de 10 à 18 ans) : une dose de charge trimestrielle de 80 000 – 100.000 UI en début et fin d’hiver (novembre et février). 

Les méga doses favorisent l’observance, toutefois, les supplémentations quotidiennes (800 UI/j) sont préférables car mieux assimilées. Elles évitent également les risques de surdosage, qui se manifestent chez les enfants par une hypercalcémie (taux excessif de calcium dans le sang) pouvant avoir des conséquences graves, telles qu’une atteinte rénale (dépôt de calcium dans le rein), alertent l’ANSES et l’ANSM. Il est donc préférable de supplémenter les enfants avec des systèmes de gouttes à gouttes.

Privilégier les formes naturelles est important : soit animale (extrait de lanoline) soit végétale (extrait de lichen). (3)

👉Les oligo-éléments

Le terme d’oligoélément représente un élément présent en très petite quantité. Alors qu’une complémentation en vitamines ou minéraux viendra compenser une carence avérée, la prise d’infimes quantités de minéraux sous forme ionisée va permettre de relancer ou d’optimiser les différentes réactions chimiques métaboliques du corps car ils font naturellement partie de sa composition. Ce sont donc des catalyseurs naturels.

L’oligothérapie a un mode d’action qui s’insère complètement au mode de fonctionnement du corps sans provoquer aucune réaction ni déchet (contrairement aux médicaments, aux plantes ou aux compléments alimentaires). Elle est donc parfaitement adaptée aux enfants.

Parmi les éléments identifiés comme essentiels en oligothérapie, pour la prise en charge des pathologies ORL, on retrouve :

  • Le Cuivre pour son activité anti-inflammatoire et anti-infectieuse. 
  • Le Zinc, qui augmente la production de lymphocytes.
  • On pourra également soutenir le terrain des diathèses infectieuses (diathèse 2 de Ménétrier) avec un complexe Mg-Cu associé à du Soufre.
  • Le complexe Cu-Au-Ag sera enfin utilisé comme modificateur de terrain. Il est très utile pour rebooster le système immunitaire de l’enfant, par exemple suite à une maladie ou des maladies successives. 

La supplémentation par oligothérapie est très facile, sous forme d’ampoules. 

 Le pouvoir des plantes – celles adaptées aux enfants

L’approche par les plantes se fait :

  • par la phytothérapie (et la gemmothérapie) qui s’utilise sous forme de tisane, de gélules, de gouttes, etc. et sert à réguler les grands systèmes de l’organisme dont le système immunitaire
  • par l’aromathérapie, qui s’utilise sous forme d’huiles essentielles et qui a surtout une action symptomatique dans le cas des infections hivernales.

Dans la plupart des dossiers que l’EMA (European Medicine Agency) consacre aux plantes médicinales, elle en contre-indique l’usage chez les enfants de moins de douze ans. Il faut donc rester prudents, et favoriser les usages externes (baumes). Toutefois, un certain nombre de plantes s’avèrent inoffensives et efficaces chez les enfants.

👉 Les hydrolats

Chez l’enfant, on préfèrera en prévention les Hydrolats aux huiles essentielles, pour leur absence de toxicité et leur très bonne toléranceIls contiennent un certain nombre de molécules solubles de la plante et une très petite quantité d’huile essentielle (en moyenne 3%). En prévention, pour des enfants très sujets aux infections ORL, on utilisera des hydrolats d’Eucalyptus Radiata par exemple ou de Cinnamomum camphora ct cineole dans le bain ou en spray sur le plexus.

Pour les huiles essentielles, je vous invite à consulter l’article suivant qui les reprend en détail.

👉 La gemmothérapie

La gemmothérapie, c’est la phytothérapie du bourgeon des plantes. Le bourgeon contient de nombreux principes actifs tels que les phytohormones, vitamines, minéraux, oligo-éléments, enzymes, sève brute, polyphénols, huiles essentielles, mais également le concentré d’information de la plante en devenir. Elle possède un potentiel énorme puisque ses produits sont sans effets secondaires et sont très simples d’utilisation. Quelques gouttes de macérat suffisent. Pour les enfants, on donnera une goutte par année d’âge. L’objectif est de préparer le terrain de l’enfant sensible aux infections ORL, une cure en gemmothérapie de 3 semaines, plusieurs fois dans l’hiver, est donc nécessaire pour en ressentir les bienfaits à moyen terme. Le Ribes Nigrum MG et le Rosa Canina MG sont les bourgeons phares pour préparer l’hiver et renforcer les défenses de l’enfant.

Les complexes des laboratoires

Certains laboratoires associent dans leurs formules plantes et micronutriments, qui agissent en synergie sur le système immunitaire des enfants. Les galéniques sont généralement adaptées et les goûts agréables. Attention toutefois aux préparations très (très) sucrées … comme vu aux article 1 et article 2, le sucre reste l’ennemi numéro 1 de notre santé. 

Comme vous avez pu le (re)découvrir dans cet article et dans les deux précédents (article 1 et article 2), la naturopathie tire sa force en prévention, pour un hiver serein ! Mais elle n’est pas infaillible, car l’équilibre de chacun est fragile. C’est donc quand on atteint les limites de la naturopathie, que les virus ou bactéries gagnent du terrain, que la médecine conventionnelle prend tout son sens. 

Par ailleurs, toute approche a son intérêt, et il existe un grand nombre de méthodes complémentaires à la naturopathie. Nous pouvons citer par exemple l’homéopathie, l’ostéopathie, la réflexologie, le thermalisme, la médecine traditionnelle chinoise, l’acupuncture … l’union fait la force pour une prise en charge des infections de l’hiver plus préventive, plus individualisée et plus pérenne chez les enfants, et les plus grands !

Je suis Emilie, rédactrice web spécialisée en santé. Création de contenus – vulgarisation scientifique – optimisation SEO

  • (1)   Historical changes in the mineral content of fruits and vegetables, Anne‐Marie Mayer, 1997, British Food Journal(https://doi.org/10.1108/00070709710181540)
  • (2) Vitamin D, Inflammation and Immunity: Review of Literature and Considerations on Recent Translational and Clinical Research Developments. Trombetta AC, Paolino S, Cutolo M. (Suppl-1, M2) 201-213, 2018, The Open Rheumatology Journal.
  • (3) Ferran, Hélène. Rhumes, otites, rhino-pharyngites… chez l’enfant – Mieux comprendre les troubles ORL pour mieux les prévenir. s.l. : Grancher, Octobre 2018.

Découvrez Émilie Ondet, naturopathe et réfléxologue plantaire
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