Les conseils d'Émilie Ondet, naturopathe.

La naturopathie est-elle dangereuse ?

dangers potentiels de la naturopathie

Je suis Emilie, rédactrice web spécialisée en santé. Création de contenus – vulgarisation scientifique – optimisation SEO

Vous avez besoin de renouer avec la nature, avec le bon sens ? Vous souhaitez être davantage acteur de votre santé ? Vous regrettez le manque de temps et d’écoute du corps médical ?

Dans ce contexte, la naturopathie suscite votre intérêt. Et pourtant, en France, l’image de la naturopathie est régulièrement entachée par des scandales de praticiens peu éthiques, voire complètement dangereux. Les médias ne cessent de pointer du doigt les dérives de certains alors que pourtant, un grand nombre de naturopathes savent rester à leur place de professionnels du bien-être. Cette semaine encore , France 5 et France Inter consacraient leurs émissions à la potentielle dangerosité de la naturopathie. Douter de la naturopathie est alors légitime. Mais quels sont les dangers potentiels de cette pratique ?

En tant que naturopathe et ingénieure chimiste, je souhaite partager ma vision, revenir sur les dangers potentiels de cette pratique, démystifier les craintes légitimes et apporter des éléments de réflexion pour y voir plus clair. 

Qu’est ce que la naturopathie ?

La naturopathie a pour objectif de renforcer les défenses de l’organisme afin de prévenir les troubles physiques et réduire les risques de maladie. Elle vise à préserver votre capital santé, améliorer votre quotidien, en devenant acteur de votre santé, à l’aide de moyens naturels et biologiques.

La naturopathie est donc à considérer en complément de l’allopathie, des médicament, c’est à dire s’intégrer dans la prise en charge globale du patient et non en opposition.

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Quels sont les risques potentiels de la naturopathie

La naturopathie n’est pas reconnue en France 

Aujourd’hui, la naturopathie n’est pas reconnue en France (il n’existe pas de diplôme d’État), ce qui peut soulever des interrogations légitimes quant à la qualité des pratiques et à la sécurité des patients. Pourtant, de nombreux États européens l’ont déjà adoptée et légitimée comme discipline médicale. C’est le cas par exemple l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Espagne, la Hongrie, la Roumanie, etc. 

Qu’attend notre gouvernement ? Nous avons tous à y gagner : le charlatanisme sera écarté, le patient et le professionnel de santé seront rassurés quant au professionnalisme des naturopathes en exercice.

Une qualité variable des formations de naturopathie 

Contrairement aux médecins allopathes qui suivent un parcours d’études rigoureux et encadré, la formation en naturopathie varie selon les pays et les établissements. Face à la diversité des formations disponibles, il est difficile pour le grand public de discerner les naturopathes qualifiés des autres. Des organismes tels que le SPN (Syndicat Professionnel des Naturopathes), l’OMNES (Organisation de la Médecine Naturelle et de l’Éducation Sanitaire) ou la FENA (Fédération française de naturopathie) sont des structures qui veillent à la qualité des formations et regroupent dans leurs annuaires les naturopathes certifiés par des écoles agréées.  

Un manque de formation scientifique et médicale

La naturopathie est souvent un métier de reconversion professionnelle. Il arrive que certains praticiens aient un parcours très éloigné de la santé et manquent de connaissances médicales et scientifiques solides. Bien que le naturopathe soit un professionnel du bien-être, avoir des notions médicales est incontournable, entre autres pour identifier des interactions médicamenteuses potentiellement dangereuses.

Une diversité de disciplines pratiquées

La naturopathie englobe un large éventail de disciplines et de techniques : on retrouve 

  • la phytothérapie, la micro nutrition, l’alimentation, la réflexologie … dont le fondement scientifique a été démontré,
  • la lithothérapie, l’iridologie, etc… qui relèvent davantage de croyances empiriques, c’est à dire reposant sur l’expérience ou l’observation, non scientifiquement prouvée. 

Ceci peut conduire à des pratiques hétérogènes et potentiellement risquées si elles ne sont pas utilisées de manière appropriée.

Des limites à bien connaître 

Il existe bien évidemment des pathologies pour lesquelles la naturopathie se montre inadaptée comme les cancers, les maladies infectieuses graves, les troubles psychiatriques sévères…. Dans ces cas, il est crucial de faire appel aux traitements médicaux conventionnels pour garantir une prise en charge adaptée et sécuritaire. Elle peut cependant arriver en support.

Des interactions médicamenteuses avec les médicaments conventionnels à savoir identifier

Les interactions médicamenteuses sont une réalité, aux conséquences potentiellement graves pour la santé. La littérature scientifique ne les répertorie pas toujours toutes. La prudence est donc de mise. C’est pourquoi l’automédication n’est pas du tout conseillée. En effet, certaines plantes et compléments utilisés en naturopathie peuvent interagir avec les traitements médicamenteux, aux effets secondaires indésirables, voire dangereux. Un bon naturopathe veillera toujours à identifier les potentielles interactions entre la supplémentation qu’il vous proposera et les traitements médicamenteux que vous prenez. Il se rapprochera le cas échéant de votre médecin.

Comment choisir son naturopathe?

Les critères essentiels

  • Il ne promet pas de guérison miracle.
  • Il ne remet pas en cause la médecine conventionnelle.
  • Par conséquent, il ne remplace ou ne supprime en aucun cas les traitements médicaux conventionnels en cours. Il peut se proposer par contre de les compléter le cas échéant par des solutions plus naturelles, idéalement en travaillant main dans la main avec le médecin traitant.
  • Il éduque ses clients et les encourage dans leur démarche.

Les critères nécessaires pour sécuriser sa pratique

  • avoir une connaissance pointue du monde de la santé et de l’allopathie
  • savoir décrypter les dernières avancées scientifiques dans son domaine, 
  • être en mesure d’identifier les potentielles interactions médicamenteuses
  • être idéalement affilié à des organismes garantissant son sérieux (SPN, OMNES ou FENA)

En tant que naturopathe et ingénieure chimiste, je m’engage à proposer un accompagnement de qualité, basé sur des connaissances scientifiques solides et une éthique professionnelle. Mon parcours dans le milieu pharmaceutique m’a permis d’acquérir une expertise approfondie dans le domaine de la santé, tandis que ma formation d’ingénieure chimiste me confère une compréhension rigoureuse des principes scientifiques sous-jacents. De plus, ma certification de naturopathe et mon adhésion au syndicat professionnels des naturopathes (SPN) attestent de mon engagement envers des pratiques sécuritaires et éthiques. Pour plus d’informations, je vous invite à consulter ma page à propos.

A mon sens, la naturopathie a toute sa place dans le système de soin et de bien-être, à condition d’être pratiquée de manière responsable par des professionnels compétents, avec des techniques dont la science a validé l’efficacité. Il faut également qu’elle soit davantage encadrée (c’est au gouvernement de jouer 💪). L’approche intégrative est – selon moi – la clé : combiner médecine conventionnelle et médecines douces, pour prévenir, maintenir et améliorer la santé et le bien-être.

Et si naturopathes et professionnels de santé travaillaient main dans la main, respectaient mutuellement le travail de chacun et prenaient le meilleur de chaque discipline, au bénéfice de leurs patients / clients ?

Je suis Emilie, rédactrice web spécialisée en santé. Création de contenus – vulgarisation scientifique – optimisation SEO

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